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Brexit: l’exode des salariés des banques américaines a commencé

New York (AFP) – A deux mois du Brexit, l’exode des salariés des grandes banques américaines de Londres vers le Continent a commencé, selon des sources proches du dossier qui affirment que les fleurons de Wall Street se préparent également à un divorce acrimonieux entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

A l’exception de Wells Fargo, qui attend encore une réponse de Paris sur sa demande de licence bancaire, les choses bougent chez les autres firmes, affirment ces sources sous couvert d’anonymat.

Environ 400 salariés de Bank of America vont rejoindre Paris et Francfort à partir du mois de février, a indiqué à l’AFP une des sources.

La deuxième banque américaine souhaite étoffer ses bureaux parisiens de 200 personnes au moins avant le Brexit, prévu le 29 mars, et de 200 autres dans les semaines suivant cette date.

Cette décision suggère que le mouvement des « gilets jaunes », dont les images des affrontements avec la police ont fait le tour du monde, n’a pas écorné l’image de Paris auprès des milieux d’affaires internationaux, séduits par les promesses du président français Emmanuel Macron.

– Effet limité des « gilets jaunes » –

Les « gilets jaunes » « n’ont pas changé nos projets. La véritable question c’est de savoir s’il va y avoir un Brexit dur ou pas », a déclaré Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine par actifs, à des journalistes mi-janvier.

Sa banque, qui envisage de transférer « plusieurs centaines » de salariés de Londres vers le Continent, en a déménagé une « poignée » fin 2018 et a déjà informé tous les salariés londoniens devant se redomicilier, indique à l’AFP une source proche du dossier.

La source n’a pas dit dans quelle (s) ville (s) les premiers salariés ont été envoyés. JPMorgan Chase possède des bureaux à Francfort, Paris, Milan, Dublin et Luxembourg.

Elle a prévu de renforcer et de donner davantage de moyens à certaines de ces entités, selon une source proche du dossier.

Citigroup, qui est présente dans 20 des 27 pays de l’Union européenne, a pour sa part transféré 63 salariés londoniens en fin d’année dernière, dont 45 traders, selon une source proche du dossier.

La banque d’affaires Goldman Sachs a, elle, déjà étoffé ses bureaux de Francfort et de Paris pour que ceux-ci soient prêts à répondre aux besoins des clients « sans heurt » dès le 29 mars, indique une source proche du dossier.

Les personnels transférés et devant l’être incessamment par les firmes sont les forces de vente et des traders, ont indiqué les sources, ajoutant que les fleurons de Wall Street embauchaient également sur place.

Certaines banques ont accordé à des employés devant déménager de faire la navette entre Londres et leur nouvelle ville de travail le temps d’effectuer les arrangements personnels et familiaux nécessaires avant de s’installer de façon permanente.

– « Prête » –

Contactées par l’AFP, Bank of America et Goldman Sachs n’ont pas souhaité réagir. Un porte-parole de JPMorgan a indiqué que la banque serait « prête pour servir ses clients européens dès le premier jour » de la séparation.

Le Brexit menace de faire perdre aux établissements financiers le « passeport européen » qui leur permet de proposer services et produits financiers dans toute l’Union tout en étant installés à Londres.

Hors de la finance, les multinationales redoutent le rétablissement des droits de douane entre le Royaume-Uni et le Continent et la baisse de la livre.

Les transferts des salariés ont été jusqu’ici limités parce que le secteur financier espère un accord avec une période de transition de deux ans entre la Première ministre Theresa May et Bruxelles, affirment les sources.

Mais les déménagements pourraient s’accélérer à partir de la fin février s’il s’avère que les positions des deux parties sont irréconciliables, préviennent-elles.

« Nous continuons de penser que ce ne sera pas un Brexit dur car ce serait très pénible aussi bien pour la Grande-Bretagne que pour l’Union européenne. Donc, nous attendons un accord de retrait avec une période de transition », veut croire Jamie Dimon.

Le risque d’un retrait désordonné « s’est accru », a toutefois prévenu Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

Les grandes banques américaines se sont déjà préparées à ce scénario « catastrophe » et ont mis en place des dispositifs pour opérer « normalement » et éviter tout dysfonctionnement du système bancaire, assurent plusieurs sources.

« Nous travaillons avec elles pour nous assurer qu’elles disposent de tout ce dont elles auront besoin pour faire face à toutes les conséquences du Brexit », a souligné Jerome Powell, le président de la Banque centrale américaine.

https://fr.news.yahoo.com/brexit-lexode-salari%C3%A9s-banques-am%C3%A9ricaines-commenc%C3%A9-080126039–finance.html

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Les rédacteurs d’un journal de Toronto coupables d’incitation à la haine

Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO – Les deux dirigeants d’un journal gratuit de la région de Toronto qui préconise la légalisation du viol et nie l’Holocauste ont été reconnus coupables, jeudi, d’incitation à la haine, contre les femmes et les Juifs.

En rendant son verdict contre James Sears et LeRoy St. Germaine, le juge Richard Blouin, de la Cour de l’Ontario, a qualifié la preuve d’accablante.

Sears, âgé de 55 ans, rédacteur en chef de «Your Ward News», et St. Germaine, âgé de 77 ans, éditeur du journal gratuit, avaient plaidé que leur publication se voulait satirique; le juge Blouin a estimé que leurs points de vue odieux n’avaient rien de comique. Le juge a plutôt conclu que les deux hommes étaient pleinement conscients de faire la promotion de la haine et qu’ils souhaitaient répandre cette haine autour d’eux.

Sears, un médecin qui avait été radié au début des années 1990 pour inconduite sexuelle avec trois femmes, s’est comparé après le verdict à Jésus victime de persécution; il a annoncé qu’il ferait appel du verdict. Les observations sur la peine sont prévues le 26 avril.

Le procureur Robin Flumerfelt a déclaré au procès que la publication diabolisait les féministes en qualifiant la plupart d’entre elles de «dangereuses» et de «satanistes exaltées par l’avortement». Le journal affirmait aussi que les femmes sont inférieures et que le féminisme encourageait le viol, a-t-on appris au procès.

Le journal évoquait aussi un complot juif mondial, assoiffé de sang. Le procureur Flumerfelt a déclaré que l’imagerie générale décrivait les Juifs comme des diables, avec des langues de serpent et des mains de reptiles. Le journal prétendait aussi que les Juifs étaient à l’origine des attentats terroristes du 11 septembre 2001 et que la Shoah était un mythe juif pour renforcer leur contrôle sur le monde.

«Voilà des exemples de communications que les accusés ont mises à la disposition de centaines de milliers de foyers sans qu’on leur demande», a déclaré Me Flumerfelt au tribunal.

Sears et Sainte-Germaine avaient plaidé non coupables de deux chefs d’accusation de promotion volontaire de la haine contre des groupes identifiables. L’avocat de Sears, Dean Embry, a plaidé que les tribunaux ne devaient pas criminaliser l’antiféminisme. Selon l’avocat, la publication ne vise que certaines femmes et certains Juifs: même si le journal est offensant et va parfois trop loin, a-t-il plaidé, il ne prône ni la haine ni la violence contre ces groupes en général.

St. Germaine et Sears sont passibles d’une peine maximale de 5000 $ ou de six semaines de prison.

https://www.lesoleil.com/actualite/les-redacteurs-dun-journal-de-toronto-coupables-dincitation-a-la-haine-498929a9bbc23c3d5a518f0cc315749a

Lancement de la chaire de recherche UNESCO « Éthique, Science et Société »

L’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées est chargée de porter la toute nouvelle chaire UNESCO « Éthique, Science et Société. Elle associera l’innovation scientifique et technologique aux questionnements de notre société et se consacrera à la jeunesse, mais aussi à la place des femmes dans notre société.

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La consultation sur le Draft AI Ethics Guidelines du groupe d’experts AI HLEG est ouverte jusqu’au 1er février

En décembre dernier, le High-Level Expert Group on Artificial Intelligence présentait son premier document sur les lignes directrices d’une IA éthique. Réuni en ce moment à Bruxelles pour avancer sur le sujet, le groupe d’experts rappelle qu’une consultation publique sur le Draft AI Ethics Guidelines est ouverte jusqu’au 1er février prochain.

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L’Institute for ethics in artificial intelligence, le nouveau centre de recherche de Facebook et de l’Université technique de Munich

L’éthique est une problématique plus que jamais au centre des préoccupations liées au développement considérable de la recherche et des applications basées sur l’intelligence artificielle. Et en matière de protection de la vie privée et des données personnelles, Facebook est souvent pointé du doigt. Le 20 janvier dernier, le géant des réseaux sociaux a annoncé la création d’un centre de recherche dédié à l’éthique de l’intelligence artificielle (IA) en partenariat avec l’Université technique de Munich, en Allemagne.Baptisé Institute for ethics in artificial intelligence, ce centre a pour objectif de mener des « recherches indépendantes et scientifiques pour apporter des connaissances et des conseils à la société, l’industrie, les législateurs et les décisionnaires des secteurs privé et public ». Facebook investira près de 6,6 millions d’euros dans cet institut qui vise également à mettre en oeuvre des « cadres, méthodologies et approches algorithmiques » à destination des chercheurs, développeurs et data scientists.L’Institute for ethics in artificial intelligence sera dirigé par Christoph Lütge, chercheur à l’Université technique de Munich et spécialiste en philosophie, informatique et économie. Il devrait employer une dizaine de personnes, de disciplines variées :

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