Tous les articles par Mohamed OULED-HADDOU

S’installer à Toronto : suivez le guide

Toronto, ville la plus peuplée du Canada, a la réputation d'être une "mini New York". Dynamique et multiculturelle, elle séduit de plus en plus de Français.

Toronto, ville la plus peuplée du Canada, a la réputation d’être une « mini New York ». Dynamique et multiculturelle, elle séduit de plus en plus de Français.

Natacha Czerwinski

https://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/s-installer-a-toronto-suivez-le-guide_2061911.html

 

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Quand la Linsanity débarque à Toronto

DéclarationEn signant Jeremy Lin, les Toronto Raptors ont fait plus que récupérer un bon meneur remplaçant qui va beaucoup leur apporter pendant les playoffs. Ils ont pu s’en rendre compte dès mercredi soir, pour la première de Lin à la Scotiabank Arena. Petit flashback pour les plus jeunes de nos lecteurs. Non drafté en 2010 à sa sortie d’Harvard, Jeremy Lin est signé par les Golden State Warriors, mais ne joue que 29 matchs pour une moyenne inférieure à 10 points. Libéré par la franchise californienne, il parvient à rejoindre les Knicks le 27 décembre 2011, après avoir été coupé par les Rockets. Cette saison-là, le lock out a paralysé la saison NBA qui n’a démarré que le 25 décembre. Après un premier mois de compétition, où il ne joue quasiment pas et est envoyé en D-League où il va flamber, il est rappelé au sein de l’effectif de Mike D’Antoni. Le 2 février en sortie de banc, il signe 25 points, 5 rebonds et 7 passes face aux Nets. Les deux stars de l’équipe Carmelo Anthony et Amar’e Stoudemire se blessent et coach D’Antoni, lui confie les clés de l’équipe, la Linsanity est en marche ! En mauvaise posture, les Knicks enchaînent les victoires en même temps que Lin enchaîne les grosses performances. Le point d’orgue de la cette folie autour du meneur d’origine taïwanaise survient le 14 février à… Toronto. Devant un public de l’Air Canada Center en partie acquis à sa cause, en raison de la très grande communauté asiatique torontoise grande fan de basket, Lin donne la victoire aux siens sur un tir à 3-points au buzzer, dans la folie générale. Après ses exploits qui l’ont fait passer de l’ombre à la lumière en l’espace de quelques semaines, le meneur des Knicks est sélectionné pour le Rising Star Challenge dans l’équipe de Shaquille O’Neal. Malheureusement, par la suite sa saison et la Linsanity prennent fin prématurément fin mars avec une blessure au genou. Depuis son passage à New York qui l’a ensuite laissé filer à Houston, Jeremy Lin est revenu sur terre en termes de niveau de jeu, mais est devenu un bon meneur NBA capable d’apporter sa création et son scoring en sortie de banc. C’est sans aucun doute une très bonne acquisition pour les Toronto Raptors, surtout que le backup de Kyle Lowry, Fred VanVleet a été opéré du pouce et devrait être absent jusqu’à mi-mars. Signé mercredi après-midi, le désormais ancien Hawk était directement en tenue le soir même pour assurer le relais de KLow, surtout que Patrick McCaw était lui aussi out. Avec 8 points, 5 rebonds et 5 passes, Lin a réussi ses débuts, mais ce qui a le plus frappé mercredi soir, c’est l’engouement du public pour le meneur. Les Torontois n’ont certainement pas oublié ses exploits passés et lui ont offert une standing ovation à son entrée, plus importante même que celle reçue par la star Marc Gasol lors de ses premiers pas à la Scotiabank Arena, quelques jours plus tôt. Les fans de Lin qui arboraient déjà le maillot de leur idole dans les tribunes, ne se sont pas arrêtés là. Sur sa première action, le numéro 17 intercepte une passe de ses adversaires, la salle exulte, et file au panier, avant de perdre la balle sous le « oooooooh ! » du public. Le reste de la soirée a été du même acabit chaque fois que Lin était sur le terrain. Ce dernier a bien sûr apprécié l’accueil qui lui était réservé. J’ai essayé d’être concentré sur le match mais ce n’était pas facile. Chaque fois que je suis venu à Toronto, c’était comme un match à domicile pour moi. Les fans sont toujours venus pour moi, peu importe dans quelle équipe je jouais. Mais en rentrant sur le terrain et en recevant ce genre de réceptions, j’ai essayé de rester stoïque et de comprendre ce que je devais faire sur le terrain, surtout en défense, c’était beaucoup de travail. Au-delà de son apport sur le terrain, Lin amène avec lui cette ferveur de la communauté asiatique de Toronto, déjà très présente lors des matchs des Raptors. Mais cela va plus loin. La signature de Lin va permettre à la franchise canadienne d’avoir une ouverture sans précédent sur le marché asiatique, comme en témoigne la présence de pas moins d’une dizaine de journalistes chinois, lors de la conférence de presse d’après-match mercredi. Habituellement, lors de la saison régulière, les joueurs sont interrogés à l’intérieur du vestiaire et non dans la salle de presse. Les interviews organisées avec les joueurs en salle de presse, hors playoffs, ne se sont produites qu’à deux reprises dans l’histoire des Raptors. Lors du premier retour de Vince Carter et … lors du match de Jeremy Lin le 14 février 2012 (deux fois pour des joueurs de l’équipe visiteuse). Pour la première fois, face à un nombre trop important de journalistes, l’équipe des attachés de presse des Raptors a dû organiser l’interview des joueurs dans la salle de presse, avec en prime une session en Mandarin pour Jeremy Lin. Une chose à laquelle il est habitué et un rôle d’ambassadeur asiatique qu’il prend très à cœur aujourd’hui, même si ça n’a pas toujours été le cas. Oui ça (les questions en Mandarin) se produit certainement dans toutes les villes qui ont un fort contingent asiatique. C’était le cas à Atlanta aussi, mais pas à ce point. Je suis très fier de représenter la population asiatique, sur une plateforme internationale, à l’échelle internationale. Pour moi, être ici où il y a beaucoup d’Asiatiques c’est… Avant je fuyais ça, car c’est ce que tout le monde voulait que je fasse, « oh c’est un asiatique, c’est un asiatique », sans regarder le côté basket. Mais maintenant, les gens ont vu que je pouvais jouer contre n’importe qui en NBA, j’ai vraiment pris à cœur ce rôle de représenter les Asiatiques, de le faire, je l’espère, de la bonne manière et donner le meilleur de moi pour ça.Je crois que j’étais vraiment secoué après ce qui s’est passé à New York. Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, qui m’ont en quelque sorte fait perdre confiance aux gens. J’étais dans tous les médias et j’étais au milieu de beaucoup de tensions en termes de publicité, par rapport à tout ce qui se passait autour de moi. Donc je me suis éloigné de tout ça. Et, il y a trois ans, je dirais, j’ai commencé à changer ça. J’ai été blessé pendant près de deux ans et je me suis rendu compte que ma fanbase asiatique n’avait pas bougé d’un poil, et je n’avais même plus mis le pied sur le terrain. Chaque année, je partais en Asie et c’était dingue, je ne pouvais même pas marcher à l’aéroport, c’était de la folie. De les voir faire ça après mes hauts et mes bas, mais surtout après avoir connu des bas suite à la Linsanity, avec toutes mes blessures, je suis toujours épaté. Et c’est pour ça que désormais j’accepte ce rôle. La Linsanity à Toronto c’est donc un peu tout ça. Un meneur remplaçant qui va apporter son expérience et ses qualités sur le terrain, un public déjà chaud de la Scotiabank Arena, qui le sera encore plus, et une ouverture sur l’Asie en termes d’image et de marketing accrue pour la franchise canadienne. L’organisation a fait tout ce qu’il fallait pour s’offrir les services de l’ancien pensionnaire de Harvard, qui s’est senti désiré de l’autre côté de la frontière US. C’est une des raisons de son choix, qu’il a développées lors de sa conférence de presse. Avant tout, premièrement, ils me voulaient vraiment. J’ai pas mal bougé et j’ai été dans différentes situations. Quand toute une organisation vous veut du front office, en passant par les coachs, jusqu’aux joueurs, ça signifie vraiment quelque chose. J’ai été dans des situations où c’était seulement un des trois ou deux des trois qui me voulaient donc… Deuxièmement, évidemment c’est l’équipe, les valeurs défendues ici, ce qu’ils ont fait cette saison. Pour moi, j’ai presque l’impression de tricher en arrivant dans une équipe qui a déjà gagné presque 40 matchs. Mais je suis content d’être ici, de faire partie de cette effectif. Je pense que je peux avoir un rôle en sortie de banc en étant un playmaker dynamique. Le Canada avait également déjà fait forte impression au joueur par le passé. J’ai passé six mois et demi à Vancouver l’année dernière. Il y a quelque chose au Canada, déjà les gens adorent le basket, même à Vancouver où ils n’ont pas d’équipe. Je ne sais pas, les gens sont extrêmement gentils ici. A chaque fois que je suis venu ici, c’était incroyable. Je voulais trouver une situation qui me correspondait en tant que joueur de basket et ici c’est définitivement le cas. Enfin, le challenge sportif a également joué un grand rôle dans sa décision. C’est très important, j’ai été en playoffs quatre fois et je n’ai passé le premier tour qu’une seule fois. Pour moi, avoir l’opportunité de faire quelque chose de spécial avec cette équipe, c’est ce que chaque joueur en grandissant rêve de faire. J’ai eu des hauts et des bas et je ne m’y attendais pas (tradé par les Nets), mais j’ai eu cette chance d’arriver à Atlanta. Ils ont une super organisation, ils font les choses correctement et ils vont être bons dans les années à venir, mais ça n’avait pas vraiment de sens pour moi à ce moment de ma carrière. Je les remercie vraiment et j’ai beaucoup de respect pour eux, pour m’avoir donné cette opportunité de venir ici. Ils ont fait tout ce qui était nécessaire pour faciliter mon départ. Mais pour moi arriver ici, c’est avoir l’opportunité d’aller loin en playoffs, c’est ce que je veux, je suis fatigué de regarder ça de loin. En étant blessé pendant deux ans, ça m’ajoute encore plus d’envie de compétition.L’intégration de Jeremy Lin ne devrait pas poser de problème. Contrairement à Marc Gasol qui a connu un petit raté lors du rituel d’introduction un peu spécial de Kyle Lowry, lors de la présentation des joueurs, Lin s’est très rapidement mis au diapason. Je crois que tous mes amis m’avaient prévenu. Donc avant d’arriver, j’ai contacté Danny Green que j’ai connu à l’époque de la D-League, je lui ai demandé « qu’est-ce qui se passe ? Il faut que tu m’aides là-dessus ». Je ne voulais pas être le Marc de l’autre jour. (rire) Tous les ingrédients semblent réunis pour que la Linsanity dure un bon moment du côté de Toronto.

À lire sur : https://www.insidebasket.com/actu/quand-la-linsanity-s-empare-de-toronto.html

Louis Vachon et l’importance du facteur humain en finance

Louis Vachon au micro de Catherine Perrin.
Louis Vachon   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Depuis sa nomination comme président de la Banque Nationale, en 2007, il a vu l’arrivée de l’iPhone, de 37 % de millénariaux dans ses effectifs (contre seulement 17 % de baby-boomers), de même qu’un transfert des investissements vers les énergies renouvelables. L’arrière-petit-fils de la fondatrice des pâtisseries Vachon explique à Catherine Perrin qu’il faut savoir prendre des risques et mettre la culture et le talent de l’avant pour répondre aux défis technologiques, démographiques et climatiques de notre monde.

« La base de l’économie et de la société, c’est la nature humaine, affirme Louis Vachon. Le facteur humain sera toujours, même dans une révolution technologique, le principal facteur de différenciation. Les cultures d’entreprise, les promotions, comment on encourage les gens à travailler ensemble, combien on les rémunère, les codes d’éthique… Tout ça fait partie d’un ensemble. J’ai beaucoup de compétiteurs qui parlent de technologie. Moi, je parle de culture et de technologie. Je parle des deux, mais je dis toujours que la culture, c’est numéro un. »

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/103445/louis-vachon-pdg-hors-normes-banque-nationale