La finance durable, toujours méconnue des épargnants

Si l’épargne verte est en plein essor, elle reste peu connue des Français. Pour y remédier, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) souhaite que les épargnants soient mieux renseignés. Il préconise de rendre obligatoires les informations sur ce type de produits.

<img src= »https://s.brsimg.com/static-1548253719/cache/i/content/images/1/4/2/14227fd802c43b7dfc80567f5f6e7f9a-768×512.jpg » alt= »Le Cese veut rendre obligatoire les informations concernant l'épargne verte (illustration) ( AFP / DENIS CHARLET ) »>Le Cese veut rendre obligatoire les informations concernant l'épargne verte (illustration) ( AFP / DENIS CHARLET )

Le Cese veut rendre obligatoire les informations concernant l’épargne verte (illustration) ( AFP / DENIS CHARLET )

Mercredi 23 janvier, le Cese a publié une note invitant les établissements bancaires à faire plus en faveur de la finance durable. Le Conseil souhaite que les épargnants puissent bénéficier systématiquement d’une information sur les produits de l’épargne verte, qui prennent en compte des considérations environnementales, sociales et de gouvernance (les critères ESG).

« Il convient de rendre obligatoire une information de l’épargnant sur le sens qu’il souhaite donner à ses investissements et sur sa sensibilité au risque climatique », écrit le CESE dans un avis. « Il faut dès maintenant renforcer le fléchage de l’épargne, notamment celle issue de l’assurance vie et de l’épargne salariale, vers des produits prenant en compte des considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ou labellisés. »

MANQUE DE RENSEIGNEMENTS

« Si la grande majorité de nos concitoyens partagent l’impératif d’aller vers une économie durable, force est de constater que l’information financière qui leur est communiquée à ce jour ne leur permet pas encore un fléchage éclairé de leur épargne », déplore l’instance consultative. Les Français, dont l’épargne est globalement abondante, « sont de plus en plus nombreux à souhaiter que les acteurs financiers se dotent des moyens de s’assurer du caractère socialement et environnementalement soutenable des activités qu’ils financent ».

A fin décembre 2018, ce sont plus de 283 milliards d’euros qui stationnaient sur le Livret A et près de 108 milliards sur son petit frère le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), descendant du LDD élargi l’an dernier au financement de l’économie durable et solidaire.

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-finance-durable-toujours-meconnue-des-epargnants-0edadc07c321522a924a654b17069ea4

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La consultation sur le Draft AI Ethics Guidelines du groupe d’experts AI HLEG est ouverte jusqu’au 1er février

En décembre dernier, le High-Level Expert Group on Artificial Intelligence présentait son premier document sur les lignes directrices d’une IA éthique. Réuni en ce moment à Bruxelles pour avancer sur le sujet, le groupe d’experts rappelle qu’une consultation publique sur le Draft AI Ethics Guidelines est ouverte jusqu’au 1er février prochain.

Lire la suite sur: https://www.actuia.com/actualite/la-consultation-sur-le-draft-ai-ethics-guidelines-du-groupe-dexperts-ai-hleg-est-ouverte-jusquau-1er-fevrier/

L’Institute for ethics in artificial intelligence, le nouveau centre de recherche de Facebook et de l’Université technique de Munich

L’éthique est une problématique plus que jamais au centre des préoccupations liées au développement considérable de la recherche et des applications basées sur l’intelligence artificielle. Et en matière de protection de la vie privée et des données personnelles, Facebook est souvent pointé du doigt. Le 20 janvier dernier, le géant des réseaux sociaux a annoncé la création d’un centre de recherche dédié à l’éthique de l’intelligence artificielle (IA) en partenariat avec l’Université technique de Munich, en Allemagne.Baptisé Institute for ethics in artificial intelligence, ce centre a pour objectif de mener des « recherches indépendantes et scientifiques pour apporter des connaissances et des conseils à la société, l’industrie, les législateurs et les décisionnaires des secteurs privé et public ». Facebook investira près de 6,6 millions d’euros dans cet institut qui vise également à mettre en oeuvre des « cadres, méthodologies et approches algorithmiques » à destination des chercheurs, développeurs et data scientists.L’Institute for ethics in artificial intelligence sera dirigé par Christoph Lütge, chercheur à l’Université technique de Munich et spécialiste en philosophie, informatique et économie. Il devrait employer une dizaine de personnes, de disciplines variées :

Lire la suite sur: https://www.actuia.com/actualite/linstitute-for-ethics-in-artificial-intelligence-le-nouveau-centre-de-recherche-de-facebook-et-de-luniversite-technique-de-munich/

Paul McCartney collabore avec une illustratrice de Toronto pour un livre jeunesse

Une illustration de Paul McCartney dans le livre pour enfants <em>Hey Grandude!</em>.Une illustration de Paul McCartney dans le livre pour enfants Hey Grandude!. Photo: La Presse canadienne / Kathryn Durst

Portrait Le patron choletais Sébastien Trichet manage Agena 3000 depuis Toronto

Par Olivier Hamard, le 21 janvier 2019

Sébastien Trichet a repris Agena 3000 en 2014 avec 50 personnes. Ils sont aujourd’hui 140, dont une centaine à Cholet. L’été 2017, le dirigeant s’est expatrié à Toronto, au Canada. Mais il n’a pas déserté l’entreprise, bien au contraire : il la développe à l’export tout en la pilotant à distance.

 

Sébastien Trichet a choisi de s'installer à Toronto pour développer son entreprise choletaise à l'international.
Sébastien Trichet a choisi de s’installer à Toronto pour développer son entreprise choletaise à l’international. — Photo : Agena 3000

Créée en 1980, Agena 3000, à Cholet (Maine-et-Loire), édite des logiciels pour les transferts de données entre acteurs de la grande distribution, industriels et distributeurs : commande, facturation, données produits ou logistiques. « Ces échanges sont normés par le code-barres, précise Sébastien Trichet, le président d’Agena 3000. Il est présent partout dans le monde. Or, c’est ce code-barres qu’utilisent nos logiciels. Nous avons donc vocation à nous développer à l’international. Et selon moi, le meilleur représentant d’une entreprise à l’international, c’est son dirigeant. »

Un exil en famille à Toronto

Sébastien Trichet voulait que son entreprise "tourne les épaules" pour se mettre en mouvement.
Sébastien Trichet voulait que son entreprise « tourne les épaules » pour se mettre en mouvement. – Photo : Agena 3000

Pour représenter Agena 3000 à l’international, Sébastien Trichet a fait un choix radical, aussi professionnel que familial. En septembre 2017, il est parti s’installer à Toronto avec son épouse Laurence, responsable marketing de l’entreprise, et leurs trois enfants. Il n’est plus présent à Cholet qu’une semaine par mois. « Je voulais que l’entreprise tourne les épaules, explique-t-il, pour basculer, se mettre en mouvement et aller de l’avant. » C’est la métropole de Toronto et ses 7,5 millions d’habitants qu’il a choisie. « De là, je peux aborder toute l’Amérique du Nord, précise-t-il. Il y a potentiellement pour nous un gros marché dans cette zone. »

Avec, sur place, un seul contact, celui d’un partenaire qui revend et installe déjà les solutions d’Agena 3000, Sébastien Trichet s’est d’abord tourné vers la communauté française locale, via une association, Toronto Accueil. « Les expatriés travaillent souvent pour de grandes entreprises et sont surpris de nous voir aborder l’export de cette manière, avec nos petits bras  ! Mais il y a un réel soutien. Je me suis aussi inscrit dans un réseau local, le Retail Council Canada. La présence physique offre l’avantage de la proximité et la possibilité de fixer des rendez-vous rapidement. »

Pilotage à distance

Avec ce départ, restait quand même un problème de taille à résoudre, celui du management de l’entreprise. Mais la structuration d’Agena 3000, depuis plusieurs années déjà, autorise ce pilotage à distance : très engagée dans la RSE, la société choletaise a mis en place des GPE, groupes projet entreprise, et organise régulièrement des cafés info où chacun peut partager ce qu’il fait. Un comité de direction se tient chaque mois, un séminaire annuel a lieu tous les ans en novembre et toute l’entreprise se réunit en début d’année pour un BIP, un moment de bilan et perspectives.

En mai 2017, Sébastien Trichet a accueilli à Toronto une partie des salariés d'Agena 3000 à l'occasion du marathon.
En mai 2017, Sébastien Trichet a accueilli à Toronto une partie des salariés d’Agena 3000 à l’occasion du marathon. – Photo : Agena 3000

C’est sur cette culture de l’échange, de la prise de responsabilités et de l’autonomie que s’est appuyé le dirigeant. Lors du BIP 2017, il a annoncé sa décision aux salariés : « Ils en ont très bien saisi les enjeux, assure le dirigeant, et cela a apporté une nouvelle dynamique. Je suis présent physiquement à Cholet chaque dernière semaine du mois, mais nous sommes en contact tous les jours. Le matin à Toronto, je suis en lien avec l’entreprise et l’après-midi, je travaille pour le développement sur place. » Sébastien Trichet enrichit peu à peu son réseau de potentiels futurs partenaires ou clients et il accueillera bientôt un jeune en VIE pour renforcer encore la présence de l’entreprise. En mai dernier plus de 35 collaborateurs se sont même envolés pour Toronto, à leur initiative, pour le marathon annuel qu’ils ont couru aux côtés de leur patron.

Développer de petites équipes à l’étranger

Depuis septembre 2017, l’expatriation de son dirigeant n’empêche pas Agena 3000 de poursuivre son développement, bien au contraire : l’entreprise a racheté en novembre Picxys, au Mans (Sarthe), avec ses 10 personnes. Le mois précédent, elle ouvrait aussi une société en Tunisie qui devrait compter une dizaine de collaborateurs dès l’an prochain.

« Cholet reste la base d’Agena 3000, les racines profondes d’un arbre qui grandit. »

Sur 14 M€ de chiffre d’affaires, Agena 3000 en réalise 10 % à l’étranger, principalement en Europe. Avec l’ambition d’accentuer cette part sur le damier international, en plaçant ses pions stratégiquement : « L’idée est d’installer de petites équipes de quelques personnes, prévoit Sébastien Trichet, pour le marketing et le commercial avec un intégrateur de logiciels. » Un responsable export travaille actuellement sur l’Espagne, où l’entreprise est déjà présente, comme elle l’est aussi en Belgique. Quant à l’Amérique du Nord, c’est le patron qui s’en charge ! « En une année, on peut avoir le sentiment de ne pas avoir fait grand-chose, mais on avance réellement. Pour un projet comme celui-ci, il faut compter au moins trois ans. »

« Avant, je voyais le monde depuis Cholet »

Pour Sébastien Trichet, les objectifs de croissance, interne comme externe, n’ont pas changé et il reste à l’affût d’opportunités. La distance lui fait même porter un nouveau regard sur l’entreprise et son environnement. « Avant, je voyais le monde depuis Cholet, confie-t-il. Aujourd’hui j’ai une vision plus large, celle d’une entreprise globale. Sur la planète, tout le monde s’en fiche que l’on soit installé au 88 de la rue du Paradis à Cholet, en France ! En revanche, pour nous c’est important : Cholet, c’est la base de l’entreprise. Ce sont les racines profondes d’un arbre qui grandit. C’est important de se rappeler d’où l’on vient, pour savoir où l’on va. »

Dans quelques années, quand Agena 3000 sera bien implantée outre-Atlantique, Sébastien Trichet ira peut-être autre part pour exporter les logiciels choletais : « Bien-être, audace, solidarité et engagement sont les valeurs que l’on a écrites ensemble pour l’entreprise », précise-t-il. Des valeurs résolument universelles, défendables à Cholet comme à Toronto… et même partout ailleurs.


Insolite : Un robot remplace le patron trois semaines par mois

Sébastien Trichet, le président d'Agena 3000, est "présent" dans son entreprise choletaise depuis Toronto grâce à Beam, un robot de téléprésence conçu à Lyon.
Sébastien Trichet, le président d’Agena 3000, est « présent » dans son entreprise choletaise depuis Toronto grâce à Beam, un robot de téléprésence conçu à Lyon. – Photo : Olivier Hamard JDE

Sébastien Trichet passe la dernière semaine de chaque mois dans les locaux choletais d’Agena 3000 et quand il n’est pas là, c’est Beam qui le remplace. Beam est un robot français de télé-présence mobile, développé à Lyon, que Sébastien Trichet pilote à distance avec son smartphone ou sa tablette. Le dirigeant y apparaît à l’écran et voit ses interlocuteurs. Comme s’il était à leurs côtés dans la même pièce. Il peut ainsi échanger avec ses collaborateurs et animer les réunions avec ses équipes…

« Nous sommes beaucoup plus ponctuels, assure Sébastien Trichet, à cause du décalage horaire. C’est aussi plus efficace, car on va directement à l’essentiel. Mon rôle, c’est de représenter Agena 3000 en Amérique du Nord et parallèlement, d’être le chef d’orchestre de musiciens à Cholet qui maîtrisent très bien leurs instruments. Je peux très bien le faire à distance. »

https://www.lejournaldesentreprises.com/maine-et-loire-sarthe/article/le-patron-choletais-sebastien-trichet-manage-agena-3000-depuis-toronto-133545

Hyperloop: une entreprise canadienne envisage la liaison Lyon/Saint-Etienne

Hyperloop, le train à 1000 km/h et ses "capsules". Photo DRHyperloop, le train à 1000 km/h et ses « capsules ». Photo DR

Souvent qualifié de « train futuriste », Hyperloop est un concept de transport encore à l’étude qui vise à faire circuler de grosses capsules à très grande vitesse dans des tubes, sous vide.

https://www.leprogres.fr/rhone-69/2019/01/23/hyperloop-une-entreprise-canadienne-envisage-lyon-saint-etienne