Pour une éthique de la discussion scientifique

https://www.lesechos.fr/idees-debats/livres/0600367449173-pour-une-ethique-de-la-discussion-scientifique-2235608.php

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Comment rendre l’IA éthique ? Vous avez deux semaines de plus pour donner votre avis

La consultation publique sur les lignes directrices devant déboucher sur une intelligence artificielle éthique est prolongée de deux semaines. Le document finalisé est attendu en mars.

La consultation européenne sur les enjeux éthiques relatifs à l’intelligence artificielle vient d’être prolongée de deux semaines. Censée s’achever initialement le 18 janvier 2019, elle prendra fin en définitive le 1er février. C’est Mariya Gabriel, la commissaire européenne chargée de la politique numérique, qui a annoncé ce délai additionnel, dans un tweet publié le 14 janvier.

Depuis le 18 décembre, n’importe qui peut apporter sa contribution aux travaux réalisés par le groupe d’experts de haut niveau sur l’intelligence artificielle, qui a été installé le printemps dernier, en remplissant un formulaire dédié. Pour cela, les internautes sont invités à lire les 37 pages du brouillon contenant les lignes directrices devant déboucher sur un développement éthique de l’IA.

Ethique IA
Commission européenne

Document final en mars

Le groupe d’experts doit produire une version définitive de ses lignes directrices pour le mois de mars, date à laquelle elles seront remises à la Commission européenne. Deux mois plus tard, un autre document doit être communiqué à Bruxelles, qui concernera cette fois les enjeux de régulation de l’intelligence artificielle. Ce sera là encore au groupe d’experts de formuler des recommandations.

52 personnalités composent ce groupe d’experts : on trouve des représentants de grandes entreprises (comme Axa, BMW, Google, IBM, Orange,  etc.), des universitaires (d’Oxford, de la Sorbonne, etc.), des juristes, des consultants, des membres d’ONG, des experts (issus des rangs de l’INRIA ou du Conseil national du numérique) ou encore l’envoyée de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne.

À lire sur Numerama : Éthique et IA  : les experts de l’Union européenne présentent leurs réflexions

https://www.numerama.com/politique/449785-ethique-et-ia-les-experts-de-lunion-europeenne-affichent-leurs-ambitions.html/embed/#?secret=c6Ilzl834K

Crédit photo de la une : Kyle Welsby

« L’éthique et le réglementaire imposent des réflexions fondamentales »

Caroline Nicaise, directrice de la communication, de l’innovation et de la RSE chez Crédit agricole assurances

Caroline Nicaise est directrice de la communication, de l’innovation et de la RSE du banccassureur depuis janvier 2016. Alors qu’avec son équipe elle parcourt les salons dédiés aux technologies (CES, Web Summit…) en quête des dernières tendances, elle revient sur la stratégie innovation de Crédit agricole assurances.

Quelle est la stratégie innovation de Crédit agricole assurances ?

Il est important de rappeler que l’innovation est au service de la stratégie de l’entreprise. Nous n’innovons pas pour le plaisir d’innover mais pour proposer à nos clients et collaborateurs des offres et services utiles, facilitant leur quotidien.

Notre stratégie répond à quatre objectifs : la veille, pour permettre au plus grand nombre d’appréhender les transformations de notre environnement, l’acculturation, qui va du comex à l’ensemble de l’entreprise, et l’expérimentation pour aider nos métiers à gagner en agilité et à accélérer leur adaptation face aux changements du marché de l’assurance. Le dernier objectif est de travailler l’open innovation pour accélérer notre capacité à innover. Pour cela, nous nous appuyons sur la richesse d’un écosystème interne avec une équipe innovation dédiée en central et des collaborateurs de l’entreprise, et en externe sur des start-up, des universités mais aussi le large réseau des Village by CA et d’autres partenaires que sont les venture capital, start-up studio, etc.

Où placez-vous l’investissement dans l’innovation ?

Il existe plusieurs façons d’investir dans l’innovation et dans les start-up. Crédit agricole assurances peut être amené à investir en direct, de manière ciblée, pour répondre à ses ambitions de développement stratégique. C’est le cas notamment de notre prise de participation dans Optisantis, une start-up avec laquelle nous développons une plate-forme de santé portée par notre direction des assurances collectives.

Nous investissons également de manière indirecte via des fonds partenaires tels que Breega Capital. Ces sociétés de gestion identifient des start-up qui couvrent des thématiques et sujets d’évolution pouvant servir de  « laboratoire », en rapport avec nos activités, processus internes, etc. Au-delà de ces investissements, Crédit agricole assurances noue de nombreux partenariats commerciaux pour développer rapidement de nouvelles offres et de nouveaux services, sans pour autant investir dans les start-up en question. Ce sont deux logiques distinctes mais qui s’enrichissent l’une l’autre.

En termes d’innovation des processus, sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Quelle que soit la nature du processus (RH, financier, client, etc.), l’innovation a sa place. Les technologies de RPA, IA, voire de blockchain, ont vocation à libérer les collaborateurs des tâches à faible valeur ajoutée pour leur permettre de concentrer leur expertise sur leur core business. L’IA peut également nourrir la relation client avec la construction d’interfaces comme les chatbots.

L’idée n’est pas de remplacer l’humain par des machines, mais de savoir comment et sur quels processus il est intéressant d’utiliser ces technologies pour enrichir la relation client.

Se pose alors la question de la donnée et son utilisation. Dès 2017, le groupe Crédit agricole s’est engagé sur la protection des données de ses clients en se dotant d’une charte des données personnelles. Cela fait partie de nos valeurs et nous sommes très sensibles et attentifs à ces sujets-là, en tant que tiers de confiance.

Justement, sur quoi expérimentez-vous ?

Sur la blockchain, nous participons à une initiative de place avec la FFA et une quinzaine d’assureurs de taille et de culture différentes. Il s’agit d’expérimenter le déploiement de la blockchain sur un processus d’échanges inter-assureurs, en l’occurrence la résiliation Hamon. En interne, nous avons créé une task force constituée de collaborateurs issus de la direction de l’innovation, des différents métiers et des fonctions support IT. Cette expérimentation nous a permis de nous projeter sur les possibles usages, d’acculturer les collaborateurs, notamment les fonctions supports comme l’IT, le juridique et la conformité. Les travaux se poursuivent avec comme principal objectif la possible industrialisation de cette initiative.

Sur l’IA, nous embarquons un maximum d’expertises dans l’entreprise pour monter en compétences et expérimenter : chatbot pour les conseillers ou les collaborateurs mais aussi pour les processus de gestion, ou encore IA sur des processus RH comme le matching de compétences.

Avec l’IOT (Internet des objets), sur quoi travaillez-vous en priorité ?

Sur l’IOT, il y a deux sujets qui nous intéressent particulièrement, notamment sur l’assurance dommages : la smarthome et les véhicules autonomes. La maison connectée est un terrain d’expérimentation pour les assureurs avec la télésurveillance qui constitue une première étape. CAA est déjà impliqué sur cette thématique, grâce à Nexecur, filiale du Crédit agricole. Mais au-delà de la protection de son habitat et de son foyer, il est important de mener des initiatives en matière de prévention auprès de ses clients.

La question des véhicules autonomes se pose également. L’ensemble de la profession est concerné, même si plusieurs points manquent encore de maturité : la technologie n’est pas totalement aboutie, les infrastructures telles que les routes et autoroutes sont encore loin d’être équipées pour assurer le bon fonctionnement du véhicule autonome (bornes, capteurs…), et surtout l’éthique et le réglementaire imposent des réflexions fondamentales.

Mais au-delà de la maison connectée et du véhicule autonome, nous participons à une transformation radicale de nos habitudes de consommation qui tendent vers l’ultra personnalisation. Comment, alors, s’adapter à cette nouvelle donne tout en maintenant la mutualisation, pilier de l’assurance ? C’est là l’un des défis majeurs à venir pour notre secteur.

https://www.tribune-assurance.fr/article/9309-l-ethique-et-le-reglementaire-imposent-des-reflexions-fondamentales

Le fédéral accorde 1,9 million de dollars pour l’Université de l’Ontario français

En réaction aux coupes budgétaires du premier ministre ontarien Doug Ford, le gouvernement fédéral vient d’accorder un financement de 1,9 million de dollars au projet de l’Université de l’Ontario français (UOF).

L’annonce a été faite par la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, sur son compte Twitter.

http://www.rcinet.ca/fr/2019/01/14/le-federal-accorde-19-million-de-dollars-pour-luniversite-de-lontario-francais/

La ruée vers l’éthique de l’intelligence artificielle

ENQUÊTE – Depuis cinq ans, les études et initiatives consacrées aux enjeux éthiques et à l’impact de l’intelligence artificielle se multiplient. Le futur « GIEC de l’intelligence artificielle », annoncé début décembre par la France et le Canada, permettra-t-il d’y voir plus clair ?

Ce n’est pas tous les jours  qu’une réunion des membres du G7 se tient dans une ancienne usine textile reconvertie en pépinière de start-up et laboratoires high-tech. C’est là, début décembre, dans les locaux d’Element AI, au coeur d’un ancien quartier industriel de Montréal en pleine reconversion, que Justin Trudeau a prononcé un discours mêlant fascination et inquiétude. «  Nous devons reconnaître qu’avec l’intelligence artificielle,…

https://www.lesechos.fr/intelligence-artificielle/veille-technologique/0600451999549-la-ruee-vers-lethique-de-lintelligence-artificielle-2236455.php

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